dimanche 17 avril 2011
Chemin de vie
Non, c'est un peu ridicule de remercier les gens qu'on a rencontrés, de les avoir, justement, rencontrés, ou d'être ce qu'ils sont. Pourtant, ils sont de petites lumières, ou de grandes lueurs qui éclairent une vie, l'illumine un peu, voire beaucoup, et rendent heureux quand on se souvient d'eux.
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dimanche 10 avril 2011
mardi 22 février 2011
La vie devant soi
Tout n'était que sordide routine qu'il conduisait comme il pouvait jour après jour. Il ne pleurait pas, ou plus plutôt. Quelques bouffées venaient parfois de rêves d'autres, de corps à chérir, d'ivresses à croire pouvoir tout surmonter par l'écriture qui selon lui de temps en temps permettaient de tout dépasser et transcender. Impassible et implacable, la réalité l'attendait. La devancerait-il jamais ?
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samedi 25 septembre 2010
Lassitude et tristesse
Lassitude, sans doute de tous ces intellos : Non, Sagan n'était-elle différente de Mauriac. Ce petit monstre, disait-il !
Roman psychologique contre roman existentialiste, quelle connerie !
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dimanche 8 août 2010
Sans doute fût-ce parce qu'elle n'avait pu se résoudre à ce qu'elle considérait comme la plus misérable et basse atteinte à l'humanité, les troubles aux corps, qu'elle, pourtant médecin, donna en politique. Sa voie initiale n'aboutirait pas : elle était convaincue que ce chemin là n'était pas le bon, du moins pour elle. Les mots et la vindicte valaient mieux, eux seuls pouvaient aboutir, et surtout, elle en avait maintenant une juste idée, la répareraient des outrages qu'à son sens son père avait subis.
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samedi 24 avril 2010
Du temps...
Le temps n'existe pas, c'est juste une fiction, une folie humaine. Seul celui des passions et des bords de l'enfance est en réalité ; là, justement, quand il n'existe pas.
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dimanche 18 avril 2010
Quotidien
Universelle fausse jouissance, la vie déroule ses espoirs vers de vaines éternités au travers de quotidiens sinistres et insalubres. Je suis piégé d'y croire, la faucheuse me nargue et ne manque jamais de flatter l'inquiétude. Chaque jour la rappelle ; jamais elle ne manque de dire qu'elle existe.
Que croit-elle ?
Elle me blesse à coup sûr chaque fois qu'elle vient me dire sa maraude. Je la hais, elle le sait, et la connais trop bien pour qu'elle m'anéantisse. Moi aussi, la défie en réciprocité, pauvre fille de rien.
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lundi 12 avril 2010
Regard
Trouverais-je ces yeux-là qui me ramenèrent à moi même par un simple sourire ? Il me revient en tout cas d'y avoir acquiescé. Ce fut presque comme un fou rire, silencieux, partagé à distance, tout humble et dénudant, et au delà de toutes conventions.
J'ai aimé, j'aimerai, revoir. Toujours.
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dimanche 2 août 2009
Ses yeux
Je regarde encore ses yeux et crois n'avoir jamais rien vu de pareil. Je sens une faiblesse qui me touche et qui exprime une telle avidité de la vie et de l'autre, une telle générosité aussi, une telle simplicité et humilité encore, que j'y plonge sans regret ni remord. Mon problème, le sien peut-être aussi, c'est que je sais qu'à son propre regard, l'autre n'y croit pas.
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jeudi 30 juillet 2009
L'aveu
Il ne savait plus trop quoi lui dire. Le seul sujet qu’il lui semblait juste d’aborder était de lui parler de ses propres excès, s’en faire pardonner peut-être. Il les reconnaissait, se sentait ridicule lorsqu’il se voyait à rebours les commettre. Ridicule, dans cette prise de conscience qui venait comme un coup lourd, sourd, puissant et assommant. Quelle honte et quel vilain gâchis ressentait-il alors. Temps perdu où le cœur s’abîma un peu.
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jeudi 23 juillet 2009
Non !
Il l'avait compris, cette enfance à la Mauriac... Celle déplorée, celle qu'on lui proposait à nouveau de revivre sous des artifices de mondanités qu'on voulait humanistes. Pierre dit : Non !
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mardi 21 juillet 2009
Badinages
Où le chat veut attraper la souris qui court, et où celle-ci tout à coup s'arrête et se mue en félin... Et où le chat d'alors, tout surpris, se transforme à son tour à cet instant précis, à cause de cela, en souris... Et puis l'inverse advient, on repart de zéro, et puis ça recommence, et encore et encore...
Toujours à ce jeu-là, si celui-ci persiste, le gagnant est celui qui s'arrête et s'en va.
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vendredi 17 juillet 2009
mardi 14 juillet 2009
Jamais
Elle est veuve et est seule malgré ses trois enfants. Elle a l'âge des vieux et vit en souvenir et en espoir de revoir ses petits et de les réunir. Son temps se passe à rien. Rien d'autre qu'à attendre à longueur de journée et à longueur de nuit elle ne sait plus trop quoi, elle ne sait plus trop rien. Jamais elle ne demande, jamais on ne l'embrasse.
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samedi 11 juillet 2009
Hier
Juste une enfance qui sent le cierge et l'encens. Une enfance consacrée ; une enfance qu'il n'aimait pas ; une enfance subrogée et qu'il ne juge plus, elle est en lui.
Cette horreur qui parfois revient... Non, c'est fini, il n'en veut plus, c'est juré.
C'était hier, c'est fini, c'est promis.
Publié par jph
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