Je regarde encore ses yeux et crois n'avoir jamais rien vu de pareil. Je sens une faiblesse qui me touche et qui exprime une telle avidité de la vie et de l'autre, une telle générosité aussi, une telle simplicité et humilité encore, que j'y plonge sans regret ni remord. Mon problème, le sien peut-être aussi, c'est que je sais qu'à son propre regard, l'autre n'y croit pas.
dimanche 2 août 2009
samedi 1 août 2009
Paisible
Il avait perdu ce goût pour ces étés maritimes chargés de touffeur que les estivants par leur simple présence amplifiaient. Finies donc ces senteurs de gasoil, finies aussi ces foules avides qui se pensaient débridées. Foules polluantes, foules hystériques et bruyantes.
Il voyait, le vert, les blés couchés par les vents d'été prémonitoires de ces violents orages apurateurs. Le vert des arbres que la nature violente, ou que le soleil foudroie lentement, l'apaisait sûrement.
La mer, c'est en hiver ; l'été, c'est à l'abri des excès des humains. L'été, c'est là où tout exhale des racines profondes qui va, remonte à l'air, et se perd dans le ciel.
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jeudi 30 juillet 2009
L'aveu
Il ne savait plus trop quoi lui dire. Le seul sujet qu’il lui semblait juste d’aborder était de lui parler de ses propres excès, s’en faire pardonner peut-être. Il les reconnaissait, se sentait ridicule lorsqu’il se voyait à rebours les commettre. Ridicule, dans cette prise de conscience qui venait comme un coup lourd, sourd, puissant et assommant. Quelle honte et quel vilain gâchis ressentait-il alors. Temps perdu où le cœur s’abîma un peu.
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jeudi 23 juillet 2009
Non !
Il l'avait compris, cette enfance à la Mauriac... Celle déplorée, celle qu'on lui proposait à nouveau de revivre sous des artifices de mondanités qu'on voulait humanistes. Pierre dit : Non !
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mardi 21 juillet 2009
Badinages
Où le chat veut attraper la souris qui court, et où celle-ci tout à coup s'arrête et se mue en félin... Et où le chat d'alors, tout surpris, se transforme à son tour à cet instant précis, à cause de cela, en souris... Et puis l'inverse advient, on repart de zéro, et puis ça recommence, et encore et encore...
Toujours à ce jeu-là, si celui-ci persiste, le gagnant est celui qui s'arrête et s'en va.
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vendredi 17 juillet 2009
mardi 14 juillet 2009
Jamais
Elle est veuve et est seule malgré ses trois enfants. Elle a l'âge des vieux et vit en souvenir et en espoir de revoir ses petits et de les réunir. Son temps se passe à rien. Rien d'autre qu'à attendre à longueur de journée et à longueur de nuit elle ne sait plus trop quoi, elle ne sait plus trop rien. Jamais elle ne demande, jamais on ne l'embrasse.
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samedi 11 juillet 2009
Hier
Juste une enfance qui sent le cierge et l'encens. Une enfance consacrée ; une enfance qu'il n'aimait pas ; une enfance subrogée et qu'il ne juge plus, elle est en lui.
Cette horreur qui parfois revient... Non, c'est fini, il n'en veut plus, c'est juré.
C'était hier, c'est fini, c'est promis.
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jeudi 9 juillet 2009
Un soir entre copains
Et c'est aux premiers rayons du soleil de ce jour là que je me suis souvenu par quel moyen de transport moi et mes copains nous nous étions rendus la veille au soir à ce fichu bain de minuit...
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vendredi 3 juillet 2009
L'espoir
Le creux qui se vide encore ; la même histoire toujours recommencée comme une infatigable mélopée. Pas d'étalage, on a déjà trop donné dans le style, mais juste un truc : La vie est dans l'enfance, celle-là, celle que j'aime et que je vois, celle qui porte et qu'on doit protéger et élever.
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samedi 27 juin 2009
L'été
L'avez vous senti ? L'été est là. Depuis ce soir, samedi 27 juin, il est là officiellement pour moi. La loi du calendrier indiquant son arrivée quelques jours plus tôt est une mauvaise loi. Ce soir, 27 juin 2009, l'été est là, je l'ai senti, je le sais, j'ai le nez pour çà . J'en suis sûr, et vous aussi, vous avez respiré le fond de l'air et vous vous êtes dits, ou vous avez ressenti, qu'il était différent. Je vous le dis : Ce soir, c'est l'été.
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samedi 20 juin 2009
On peut rêver
Le cerisier, chargé de fruits comme on ne l'avait jamais vu les années passées, était planté en limite de propriété à proximité d'un chemin que les enfants du village empruntaient pour aller jouer dans le bois voisin. Ils y puisaient leur réserve d'énergie de façon furtive de crainte d'être réprimandés. " Pas vus pas pris ", se disaient-ils. " Vus, pas pris ", se disait le propriétaire amusé.
" Tant qu'ils ne cassent pas trop de rameaux... ".
Plus haut dans l'arbre, quand les enfants n'étaient pas là, c'était les oiseaux qui se chamaillaient les fruits les plus mûrs. Ils pépiaient âprement. L'emportaient ceux qui se faisaient les plus forts.
En bas, sagement assis, silencieux et immobile, le museau au ciel, un chat attendait que l'un d'eux tombât. On ne sait jamais.
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vendredi 5 juin 2009
De la possibilité...
Fragile me fut-il dit… Non, pas seulement cela, du moins il y avait ce comblement que certains croient nécessaire d’ajouter pour masquer ce défaut qui est pour moi souvent une qualité. Tout tombait. Le masque choisi révélait aussi, lui, un vrai mal être similaire à un abandon total de soi qui détruisait l’infime lueur d’âme que j’avais cru apercevoir. L’être ne parlait plus. Seule sa haine s’exprimait confusément à sa place dénaturant l’entité qu’il était, l’annihilant. C’est dès lors dans des seuls espaces restreints qu’il pouvait exister s’y trouvant à l’abri de lui même. Là, il exerçait un pouvoir bien réduit et qu’il croyait voir grand d’autant plus qu’il révélait le posséder. Orgueil inavoué à soi même mais pourtant bien réel ; l’orgueil, état statique, l’anti-vie. De la possibilité d’un être, on passait au néant.
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mardi 26 mai 2009
Sauvage
C'est bien, très bien même, mais je ne dois pas y être prêt, à vrai dire quelque chose m'échappe dans la démarche ou plutôt me gêne et je ne perçois pas vraiment ce à quoi cela peut servir. Cela, je veux parler des inscriptions sur ces sites dits sociaux dont la liste devient sans fin et qui fleurissent tous azimuts et sont plus ou moins spécialisés selon les affinités de ceux qui y recourent. L'objectif, je le cerne assez mal. Répondre à un besoin grégaire, créer une communauté dans une communauté, s'en distinguer au contraire en en établissant une autre ?
Sans doute, ne s'agit-il pas d'établir une distance avec soi-même, de s'idéaliser, se valoriser, même si l'on semble s'y banaliser voire paradoxalement s'y dévaloriser... Etrange, culte de l'image, de la sienne en priorité ; j'en reviens à Narcisse. Bon, je suis un sauvage, fuyant les rapports humains en général, les groupes, les clans, le relationnel. Je dois progresser pourtant un peu ; d'ailleurs, déjà, pas si mal, j'ai un blog.
Je suis trop exigeant peut-être aussi, les images et moi, surtout les miennes, je les sens si fugaces, éphémères. De moi, je ne veux échapper.
Publié par jph
lundi 13 avril 2009
Prises de tête
On encense parfois bien trop d'idées en ne se rendant pas compte qu'elles sont contradictoires. Un jour ou l'autre alors on ressent alors de troublantes absences ; on cherche pourquoi, et pourtant...
Publié par jph
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