mardi 14 juillet 2009

Jamais

Elle est veuve et est seule malgré ses trois enfants. Elle a l'âge des vieux et vit en souvenir et en espoir de revoir ses petits et de les réunir. Son temps se passe à rien. Rien d'autre qu'à attendre à longueur de journée et à longueur de nuit elle ne sait plus trop quoi, elle ne sait plus trop rien. Jamais elle ne demande, jamais on ne l'embrasse.

samedi 11 juillet 2009

Hier

Juste une enfance qui sent le cierge et l'encens. Une enfance consacrée ; une enfance qu'il n'aimait pas ; une enfance subrogée et qu'il ne juge plus, elle est en lui.
Cette horreur qui parfois revient... Non, c'est fini, il n'en veut plus, c'est juré.
C'était hier, c'est fini, c'est promis.

jeudi 9 juillet 2009

Un soir entre copains

Et c'est aux premiers rayons du soleil de ce jour là que je me suis souvenu par quel moyen de transport moi et mes copains nous nous étions rendus la veille au soir à ce fichu bain de minuit...

vendredi 3 juillet 2009

L'espoir

Le creux qui se vide encore ; la même histoire toujours recommencée comme une infatigable mélopée. Pas d'étalage, on a déjà trop donné dans le style, mais juste un truc : La vie est dans l'enfance, celle-là, celle que j'aime et que je vois, celle qui porte et qu'on doit protéger et élever.

samedi 27 juin 2009

L'été

L'avez vous senti ? L'été est là. Depuis ce soir, samedi 27 juin, il est là officiellement pour moi. La loi du calendrier indiquant son arrivée quelques jours plus tôt est une mauvaise loi. Ce soir, 27 juin 2009, l'été est là, je l'ai senti, je le sais, j'ai le nez pour çà . J'en suis sûr, et vous aussi, vous avez respiré le fond de l'air et vous vous êtes dits, ou vous avez ressenti, qu'il était différent. Je vous le dis : Ce soir, c'est l'été.

samedi 20 juin 2009

On peut rêver

Le cerisier, chargé de fruits comme on ne l'avait jamais vu les années passées, était planté en limite de propriété à proximité d'un chemin que les enfants du village empruntaient pour aller jouer dans le bois voisin. Ils y puisaient leur réserve d'énergie de façon furtive de crainte d'être réprimandés. " Pas vus pas pris ", se disaient-ils. " Vus, pas pris ", se disait le propriétaire amusé.
" Tant qu'ils ne cassent pas trop de rameaux... ".
Plus haut dans l'arbre, quand les enfants n'étaient pas là, c'était les oiseaux qui se chamaillaient les fruits les plus mûrs. Ils pépiaient âprement. L'emportaient ceux qui se faisaient les plus forts.
En bas, sagement assis, silencieux et immobile, le museau au ciel, un chat attendait que l'un d'eux tombât. On ne sait jamais.

vendredi 5 juin 2009

De la possibilité...

Fragile me fut-il dit… Non, pas seulement cela, du moins il y avait ce comblement que certains croient nécessaire d’ajouter pour masquer ce défaut qui est pour moi souvent une qualité. Tout tombait. Le masque choisi révélait aussi, lui, un vrai mal être similaire à un abandon total de soi qui détruisait l’infime lueur d’âme que j’avais cru apercevoir. L’être ne parlait plus. Seule sa haine s’exprimait confusément à sa place dénaturant l’entité qu’il était, l’annihilant. C’est dès lors dans des seuls espaces restreints qu’il pouvait exister s’y trouvant à l’abri de lui même. Là, il exerçait un pouvoir bien réduit et qu’il croyait voir grand d’autant plus qu’il révélait le posséder. Orgueil inavoué à soi même mais pourtant bien réel ; l’orgueil, état statique, l’anti-vie. De la possibilité d’un être, on passait au néant.

mardi 26 mai 2009

Sauvage

C'est bien, très bien même, mais je ne dois pas y être prêt, à vrai dire quelque chose m'échappe dans la démarche ou plutôt me gêne et je ne perçois pas vraiment ce à quoi cela peut servir. Cela, je veux parler des inscriptions sur ces sites dits sociaux dont la liste devient sans fin et qui fleurissent tous azimuts et sont plus ou moins spécialisés selon les affinités de ceux qui y recourent. L'objectif, je le cerne assez mal. Répondre à un besoin grégaire, créer une communauté dans une communauté, s'en distinguer au contraire en en établissant une autre ?
Sans doute, ne s'agit-il pas d'établir une distance avec soi-même, de s'idéaliser, se valoriser, même si l'on semble s'y banaliser voire paradoxalement s'y dévaloriser... Etrange, culte de l'image, de la sienne en priorité ; j'en reviens à Narcisse. Bon, je suis un sauvage, fuyant les rapports humains en général, les groupes, les clans, le relationnel. Je dois progresser pourtant un peu ; d'ailleurs, déjà, pas si mal, j'ai un blog.
Je suis trop exigeant peut-être aussi, les images et moi, surtout les miennes, je les sens si fugaces, éphémères. De moi, je ne veux échapper.

lundi 13 avril 2009

Prises de tête

On encense parfois bien trop d'idées en ne se rendant pas compte qu'elles sont contradictoires. Un jour ou l'autre alors on ressent alors de troublantes absences ; on cherche pourquoi, et pourtant...

vendredi 27 mars 2009

Lui

C'est le rêve impossible, lui désormais si loin de moi, que je rabroue sans cesse mais qui me manque tant. Lui, que je ne peux comprendre, et qui ne me comprend. C'est la scission, la guerre, l'amour-haine, un lien imprescriptible... Tout cela doit changer, je le veux. Mais lui ne voudra pas, de cela, j'en ai peur. Car lui a ses idées, et moi je doute trop, sauf de lui. Et, cela, va de moi.
J'essaie de voir trop loin, peut-être, je me trompe...
Je l'assure, il me manque.

samedi 28 février 2009

Quant à toi...

... tu me manques !

jeudi 26 février 2009

Amos, le genre de la maison et les salariées qui pleurent.

Aujourd'hui, plus qu'à l'habitude, je l'ai trouvée un peu rigide, petite fille fière et orgueilleuse se drapant dans sa parure de chef d'entreprise mal à sa mesure. Une cuirasse dont elle semblait heureuse de faire état. "J'ai des responsabilités", "J'ai une entreprise à gérer". Et, puis, il y a eu ce "Ce n'est pas le genre de la maison ! ", ce " Vous avez été payé pour ce que vous avez fait". L'humain, la dedans ? Que nenni ! Entreprise sociale, dit-on ! On rêve. Petite fille qui voulait être maîtresse d'école et qui a raté le coche parce qu'elle croyait que l'autorité était une vertu supérieure à toutes les autres. Gâchis, étroitesse, il y a des fonctionnaires bienveillants, honnêtes et rigoureux qui ne se seraient jamais conduits comme cela et qui de surcroît n'aurait jamais menti comme elle l'a fait.
Allez paix à elle, et qu'elle me pardonne de lui avoir dit qu'elle était psychorigide. En fait, je crois qu'elle a peur. Dommage tout cela, parce qu'il y a des gens qui ont vraiment besoin d'être accompagnés pour s'insérer, se socialiser, éprouver un peu de bonheur et ne pas avoir le sentiment de survivre en permanence.
.
Le genre de la maison...

vendredi 13 février 2009

Nous

Oui, nous dans les bras l'un de l'autre pour l'éternité, pour toujours. Nous, toujours... .

Nous !

jeudi 12 février 2009

Douceur d'hiver

- T'as froid ? Tant mieux, viens dans mes bras. Je vais te réchauffer !
.
- ...

mardi 10 février 2009

En plus

Si c'était à refaire, il se dit qu'il ne changerait rien ; juste en plus, il ajouterait quelques rêveries à observer allongé dans l'herbe les nuages glissant dans le ciel, les rouleaux d'océans se dressant pour mourir sur la plage, et l'infini aussi où ils prennent naissance.