En fin de matinée, j'effectue un bref détour par la Maison de la Presse de la place Gambetta. J'en sors et aperçoit la "Une" de Libération de ce 18 octobre. Je m'y attarde à peine, mais j'ai bien vu.
Cette séparation annoncée m'est un peu triste, mais no comment.
Je dois remonter la rue Nancel-Pénard pour rejoindre le cours d'Albret. Là, kyrielle de policiers, normal, il y a manifestation et je vais devoir croiser son cortège qui vient contre mon sens...
Je vais hâter le pas avec mes pensées encore accrochées au titre du quotidien national lu quelques instants plus tôt.
Les slogans fusent dans la rue comme je croise le cortège. Les propos lancés sont habituels ou presque, pas indignes d'égard quand même, bien sûr. A un moment, soudain, quelque chose de nouveau est scandé avec force par mégaphone interposé, quatre ou cinq mots qui reviendront en rengaine :
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- " Nous aussi, on veut divorcer d'avec [...] . "
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Tout seul, sans doute par instinct, mon pas s'accélère encore... Je dois être livide.
Ces trucs là me glacent.
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