Attachés tous les deux par des liens de fortune au montant en acier d'un abri de station de tramways, les chiens semblent attendre ou bien être perdus. La mère et son petit, dirait-on.
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Faméliques, grelottant de froid, on ne voit que leurs côtes et leurs yeux larmoyant.
Un homme passe, s'arrête à leur hauteur, tend sa main. Les chiens flairent et s'assoient devant lui. Il ose une caresse à l'égard de chacun qui lève son museau. Il repart et après quelques pas, se retourne et voit les animaux comme voulant le suivre mais les liens sont présents, tendus, ils les retiennent.
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L'homme reprend sa route puis revient quelques instants après. Dans ses doigts, une viennoiserie juste extraite d'une poche en papier dont il se sert bientôt pour maintenir le bien qu'il coupe en portions presque égales.
Une moitié est donnée à chacun. Le plus jeune dévore.
La mère, elle, prend l'offrande et la relâche à terre, on dirait qu'elle la pose. Elle se couche.
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Le petit, tout vorace, vite après avoir englouti en un trait sa part, rapidement, s'attaque à celle au sol.
Repu, il s'allonge, ferme les yeux puis enfin s'assoupit.
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Tout doucement alors, la mère, peut être pour ne pas l'éveiller ou ne pas qu'il la voit, se relève et délicatement part en quête des miettes laissées par son petit.

1 commentaire:
Joli texte.
On t'embrasse.
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