lundi 26 novembre 2007

La Cloche

Ce n’est pas un jouet. La vie n’est pas ainsi, une suite d’histoires, de fictions fantastiques à héros qui opèrent dans des champs inventés par eux et pour eux mêmes. Des domaines créés en fonction des pouvoirs qu'ils veulent posséder. Non, ce n’est pas ainsi. .
Pas plus d’ailleurs, que ces mondes qu’on crée, ou recrée en taille miniature, des lieux à sa mesure où l’on devient le maître d’un univers factice. Ces récipients, ces cages, tout remplis d’animaux que l’on dit adorer parce qu’on les alimente. Des endroits dans lesquels, sous couvert d’affection, on protège mais enferme une vie et un être vivant. On les rend dépendants. On ne protége rien, on se fait du plaisir, on croît qu’on est utile.
En fait, la vérité, c’est qu’on met sous son joug.
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Lui, là, c'est un enfant gâté. Dans sa vie tout est procuration et manipulation.
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Aimer, c’est laisser faire, laisser prendre des risques, laisser sa liberté. Les bébêtes, jamais ne seront relâchés. Alors, me direz vous, regardez la nature ! Les uns mangent les autres ! Non, rien à voir ! Dans la nature, l’homme n’intervient pas pour nourrir telle espèce pour son propre plaisir et au dépens d'une autre. .

Désolé, c’est malsain, c’est caprice d’enfant à qui l’on passe tout. Je vois bien le tableau, maman dit oui à tout et a toujours dit oui, alors on continue.

Cela n’est pas adulte, encore moins responsable et les êtres vivants ne sont pas des jouets.

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Si la vie a blessé, on en prend la mesure, c’est dur, mais on s’adapte. Si l’on se crée un monde qui écarte ses peurs et rassure son moi sur ses capacités, cela n’est qu’illusion sauf à moins de créer, mais vous ne créez pas, vous reconstituez pour pouvoir diriger.
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On fait ce que l’on veut, mais sur le genre humain, son organisation, on ne projette pas ses peurs et ses fantasmes. Ce n’est bon pour personne. Car, à agir ainsi, il faut être lucide, on se fuit, on se laisse sous cloche. Si l’on dit : " Mais, j’avance ! " Je dis : " Non, la cloche est toujours là, vous avancez dessous la traînant avec vous "
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A la fin de sa vie, quel bilan fera t-on ?
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Quant aux autres, on les trompe, leur refuse respect. On crée une illusion, aimer pour vous n’a pas de sens ou plutôt si ! Quand vous dites : " Je t’aime ", c’est : " J’ai besoin de toi " qu’en fait vous exprimez. " Ne pars pas ou je meurs ", voilà votre credo.
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Partout, vous vous trompez.
Aimer, c’est respecter, ce n’est pas acheter. Vous n’aimez pas les gens à moins qu’ils vous apportent, vous flattent et suivent votre voie pour qu’ils vous encouragent et pour qu'ils vous confortent. S’ils prennent un peu de champ, là vous les rappelez et, là, à votre tour, vous les flattez un peu, qu'un peu ils s'adoucissent. Vous enviez leur vie, vous êtes un jaloux. Si l’on vous laissait faire vous mettriez les gens au rang de vos bestiaux. Tout cela est pervers.
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La vie n’est pas mauvaise, aussi de temps en temps, il faut oser s’asseoir, respirer, s’écouter sans jamais redouter ce qui veut s’exprimer. On prend un risque énorme et parfois terrifiant mais vite on s’aperçoit que tous ces bras de mers qu’on a peur de franchir, ne sont que minces gués… Là on grandit un peu.
Je sais bien que je gêne, voyez m’en convaincu, et plus haut, je crois bien, je vous parlais de cloche.
Je veux y revenir, vous dire que vous même et celle qui est vôtre, un jour peut advenir qu’alors on vous confonde...

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Loup, tu es un voyou ! Parler ainsi à un élu du peuple !
kiss.

Anonyme a dit…

Loup, tu es un voyou ! Parler ainsi à un élu du peuple ! M'enfin !!!
kiss.