Le pas est lent, serein. Le regard est au loin. Rien de ses émotions ne saurait transparaître. Hier, il a tiré un trait, il a tourné la page. S'il y a comme un vide, cela va se combler. Il croit.
Déjà, l'espace s'est un peu élargi.
Il a livré son coeur. Si ce fut mal compris, alors, il serait triste. Vraiment, il n'a voulu blesser quoi que l'on puisse en croire. Vraiment, si tel était le cas, alors il s'en voudrait. Qu'on en soit convaincu !
Lui, la peur, il connaît, il a grandi dedans, pourtant il est croyant. Croire, pour lui, ça été faire un choix, choix après réflexion. Une vrai réflexion, il a exclu les rîtes, cependant s'y conforme, ne les dénigre pas.
Pas pratiquant vraiment, mais croyant. Et, cela l'aide un peu à chasser cette peur. Cette peur du tout seul et cette peur du vide. Cette peur lancinante.
Aide aussi, à chasser l'éphémère, les fausses illusions, et fausses théories, les conforts trop douillets pas très bien aérés, et puis la peur de l'autre.
Et, c'est paradoxal, pour lui, croire, c'est se dire, que nous avons tous peur et que dans ce "tous" là, lui, il s'y met en premier. Alors, il essaie. Il essaie d'essayer, essaie un peu d'aimer et essaie de comprendre. Aimer, qu'y a t il d'autre ?
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Croyant, il admet que l'on ne le soit pas et ... Qu'importe !
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Il a vu la lumière, la lumière s'est éteinte ou bien elle est partie, ou c'est lui qui a tourné le dos croyant une illusion. Il a dit sa pensée, le gâchis qu'il voyait. Le gâchis qu'il pensait.
Il part.
Juste avant, il enlève les mots qui furent sur cet écran. La toile, il la utilisé comme on le fait d'un fax.
Le message est parti, reçu, lu, et compris... il espère.
Il part, ne veut se retourner.
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Il essaie de penser que ce qu'il avait vu n'était qu'une illusion.
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Il essaie...

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