lundi 11 février 2008

Il fut comdamné à mort, son crime fut d’avoir prétendu que la philosophie et son étude justifiaient à elles seules la vie.
Au large les divinités.
Temps révolus, c’est heureux.

Se poser la question du bien fondé de croire, n’est-ce pas croire déjà puisque l’on cherche et que l’on donne ainsi un sens à la vie ?

Notre conscience n’est que croyance. Elle a les attributs de telles ou telle philosophie, religion… Quelles différences aujourd’hui entre théorie et dogme ? Je ne vais pas à la messe ni à quelqu’autre office, mais je ne me sens pas non croyant pour autant. La non croyance est un mythe dangeureux, se dire non croyant, c'est le risque de prendre une posture. J’écoute un dogme et le bafoue sans doute tous les jours. J’écoute un dogme et aussi celui-ci et aussi celui-là… Et cette théorie là, et aussi celle-là… Et si untel meurt, j'ai la douleur de le rappeler à Dieu. Aveu de faiblesse ? Puisque je parle de douleur, suis-je incroyant ? Je suis croyant puisque l’autre m’importe… Mes retraites et l’air pur qu’elles m’apportent me le disent, je suis croyant !
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Illustration : Mort de Socrate par David

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