dimanche 16 mars 2008

Ciel

Les soirs d’été, allongé en travers d’un hamac, la tête le plus possible rejetée en arrière, on regarde les étoiles avec dans son dos la terre laissée à son quotidien assoupi. Une sorte de doux vertige s’avance alors comme on regarde l’immensité, le noir et ses points scintillants qui en les transperçant leur donnent plus d’ampleur et plus de profondeur.
C’est un jeu, le sang se faisant plus présent au cerveau, doucement s’ajoute une légère ivresse. On oublie tout et le corps prend bientôt une autre dimension, il s’allège. On peut dès lors avec les pieds touchant le sol, le poussant, amorcer au début un faible mouvement qu’on vient à amplifier, l’esprit, les yeux et le regard attachés aux points de clarté éloignés. Là, enfin, on prend son temps et on en choisit un, celui jugé le plus digne de son propre intérêt. Qu’importe si tout tourne et s’anime alentour. Arbres, branches, lueurs terrestres s’affolent, on est fixe, immobile, certain d’avoir trouvé une attache, un cap fixe ou un point à atteindre. Un point au dessus de tout, un objectif immuable que rien ne peut ôter ou bien substituer. C’est une voie tracée jusqu’à l’astre choisi. Rien ne peut en détourner. Rien.

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Loup, t'es aussi un rêveur qui fais des trucs de gosses.


Tu pourrais me prêter ton hamac ?

Tom

Anonyme a dit…

Moi aussi je veux jouer !

Bisous.