samedi 15 mars 2008

Sa route

Peut-être n’est-il pas prudent de s’y attarder… La solitude de l’autre, c’est fait sans doute d'un peu d’égoïsme, de doute, de mélancolie mais c’est aussi souvent fait d’un peu de peur. Peur des autres, peur de soi…
Le partage avec l’autre, l’incompréhension de l’autre, non ce n’est pas toujours cela. Dans ce territoire qu’on croit sinistré prime la peur, peut-être aussi les cicatrices du passé, les élans mal compris, les rejets ostensibles…
Non , la solitude ce n’est pas toujours être fermé aux autres. Charité, sollicitude, compassion et isolement ne sont pas incompatibles.
Le bonheur ne s’impose pas, cela est bien entendu. Entendu depuis longtemps. Il me plaît de croire parfois quand même que je peux apporter un peu à ceux qui connaissent ce sentiment et qui en souffrent. C’est un chemin délicat, ténu à tracer que d’aller vers l’autre, vers son terrain sinistré, cette zone de non être, ou d’être autrement. Il faut parfois oser s'y avancer, oser espérer y trouver des trésors, oser ce dire que c’est là que l’on observe les plus belles fleurs et que sa propre route se trouve embellie.

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