A la fin de l'aube, le soleil commence d'instiller sa douce chaleur, mais la fraîcheur posée par la nuit juste disparue exhale encore et fait se déployer mille senteurs. Se distinguent, odeurs marines, odeurs de pins et de résine, mais aussi, sur cette plage déserte idéalement isolée, les parfums des lilas et du seringua qui rajoutent en délicatesse. Un rien de brise met tout en entrelacs subtils, les sens s'éveillent doucement. La vie est là qui frémit, on se croit naître ou renaître. Ces instants sont rares et précieux. On les grave au coeur et dans sa mémoire pour, de la meilleure façon qu'on pourra, les offrir à ceux qu'on aime.
jeudi 8 mai 2008
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