samedi 16 août 2008

Des écrivains...

Les grands écrivains sont-ils ceux qui troublent ou dérangent parce qu’ils renvoient imperceptiblement leurs lecteurs vers une remise en question des bases de leur propre conscience ? Plus le personnage est imparfait, plus il accuse un déficit de discernement émotionnel ; plus le trouble est grand. Le tout peut prendre une résonance presque harcelante si le récit est rédigé à la première personne du singulier. Le héros devient antihéros, et l’auteur, dont on ne sait mesurer l’implication, le transfert, peut se substituer complètement à lui dans l'imaginaire de celui qui le lit ; mais en un « lui » absous une fois la lecture de l’ouvrage achevée.
Au final, on est porté à considérer l’écrivain avec l’altérité que l’on ressent parfois pour soi-même. Rare..., et la déférence qu’on éprouve à l’égard des pénitents volontaires. L’homme semble neuf après chacun de ses ouvrages. Il renaît, est autre, et incline au respect.
Le lecteur, lui, touché dans ses certitudes, demeure silencieux.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

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