Le temps passant, je m’apercevais de la gentillesse de ce gars. Il avait été magnanime à mon égard, taisant mes erreurs, faisant en sorte que ce fût moi qui par les troubles successifs que j’éprouvais, prenne la mesure de la réalité de mes actions. Je lui savais gré de cette délicatesse qu’il masquait pudiquement sous des aspects rugueux. Pour moi, cette attitude était plus édifiante, m’obligeait davantage, et me permettait de mieux regarder et approcher mes contemporains. Je me trouvais comme en porte à faux, tenu de franchir sans obligation formelle cette porte qu’il avait subtilement laissée entrouverte entre moi et ma conscience, moi et ma capacité d’agir, moi et ma liberté. Ce pas, je le faisais avec joie car silencieusement il me laissait toute latitude dans mes choix.
J’avais de la reconnaissance pour lui ; et, bien que ce fût ce que beaucoup appelle un simple travailleur, quelqu’un au bas de ce que, ceux-là mêmes, aussi, dénomment l’échelle sociale, je ressentais pour lui un peu d’admiration ; lui qui semblait vouloir me prendre sous sa protection, et sans le dire, peut-être, me montrer un chemin.
mercredi 13 août 2008
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2 commentaires:
Ive read this topic for some blogs. But I think this is more informative.
Merci à "casino gambling" pour ce joli commentaire inintéressé. Cela me réchauffe le coeur.
A part ça, on peut remplacer "admiration" par "considération".
Moi.
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