mercredi 24 septembre 2008

Terre ferme

La vie d'un navigateur solitaire embarqué dans la transat ou une course autour du monde doit ressembler à la sienne, pourtant, elle, bel et bien rivée sur la terre ferme. Un emploi du temps de fou entrecoupé de plages de sommeil réduites au minimum vital ; le reste du temps est pour la manoeuvre, réduire la voilure ou l'augmenter, naviguer au près, tirer des bords... Cela n'arrête pas le temps, mais le rend plus docile. La démarche, en fait : devancer ce dernier. Il faut faire preuve de patience, d'endurance, être réactif. Le marin sait où il va, il a son cap. Le terrien, lui, souvent, navigue à l'intuition, et son but, son port d'attache d'où il rayonnera, n'est pas toujours pour lui très bien cartographié.

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