mercredi 19 novembre 2008

Etranger

Il est de passage ici, il n’a pas choisi son époque, pas choisi d’être à cet endroit à ce moment là.

C’est comme si une main invisible l’avait tiré du néant et posé là sans qu’il puisse choisir. Il se sent étranger et ne comprend pas ce qui anime les individus qu’il croise dans les rues. Il n’a pas de montre, pas de téléphone mobile, le moins de clés possible dans ses poches ; de tout cela, il en a horreur. Pour lui, posséder ces objets serait le comble du ridicule et de l’asservissement.

Il est capable de compassion, de pitié mais les mots des hommes n’ont pas de sens, le langage qu’il comprend le mieux, ce sont les regards, les intonations de voix, les silences aussi. Le reste n’est que codage, parodie, il n’y adhère pas et préfère se taire et regarder. Ses yeux le mènent. Ses oreilles, elles, le guident ; l’une lui dit ses erreurs, l’autre lui dit : « Bien vu ! ».

Parfois, il a des regrets, des remords. Souvent il se dit qu’il a blessé ; il n’aime pas blesser.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

At near, your birthday.
I hope you will be happy for your new year.
May be in love with you.

G.L.